Essai resto : Pizza Pino (Paris)

1010_PizzaPino2h00 du matin passées, vous errez désespérément à pieds sur les Champs Elysées à la recherche d’une tanière capable d’assouvir votre fringale nocturne… McDo ou Quick ? Oubliez, ceux-ci vous opposeront des portes closes à cette heure avancée de la nuit. Dans le quartier, il ne reste qu’une seule solution (ndlr : ou presque) pour assouvir votre faim : Pizza Pino ! Ambiance, qualité, niveau de prestation, nous avons testé pour vous l’adresse italienne de la supposée plus belle avenue du monde. Avanti !

2h30, j’ai faim ! Après une soirée sensiblement arrosée, difficile de trouver un endroit où manger si l’on n’a pas la possibilité de se rendre vers un fast-food de banlieue ouvert 24/7. En redescendant à pieds l’avenue des Champs-Elysées, c’est en captant une discussion entre des touristes affamés et un serveur de café qui balayait sa terrasse, que nous apprenons l’ouverture nocturne de Pizza Pino.

Nous nous y rendons promptement, à l’idée de déguster une pizza fraiche et délicieuse… Mais avant cela, un léger coup d’œil à la carte. Au premier abord, les tarifs n’apparaissent pas prohibitifs, toutefois par rapport à l’horaire et au type de fringale, Pizza Pino prend tout d’un coup des airs de « fast food » pour riches, si l’on compare sur le moment au Best Of d’en face à 8€. Comptez minimum 16€ pour les plus classiques, mais cela peut vite grimper dès que l’on se tourne vers un choix un peu plus évolué.

Du coup, je me rabats rapidement sur le choix le plus discount du dépliant plastifié… le Cheeseburger à 12,70€. Quand le serveur à la tenue d’ailleurs plus bistro parisien que serveur italien, me demande si je comptais faire accompagner mon mets express d’une boisson, c’est très poliment que je lui réclame une modeste carafe d’eau pour ne pas faire gonfler la note. En attendant, je regarde autour de moi et constate que nous devons être les seules autochtones présents en salle, au milieu de touristes et de pique-assiettes qui semblaient sortir d’un cocktail avare en canapés. Pour l’ambiance à l’italienne en décor comme en personnel, on repassera…

N’étant donc pas attablé dans une célèbre franchise US spécialiste de ce genre de plats qui calent rapidement (encore que…) pour pas  trop cher, je m’attends à un Cheeseburger un peu plus évolué. A l’arrivée, on me présente une assiette débordante de frites sans saveur, un churros à la patate, un chapeau aux dimensions du hamburger le moins cher de la marque au M jaune, deux mini steaks surcuits dehors et trop « à point » dedans, le tout saupoudré de quelques miettes de salade sans doute comestible mais tout de même à l’allure défraichie. Une petit bol d’une mixture de carottes râpées dans une sauce blanche remonte tout de même légèrement le niveau.

Un McDonald’s j’en conviens ne relève pas d’une cuisine à la qualité irréprochable, mais quelque soit l’heure je suis rarement déçu, sachant très bien ce que je viens chercher à un tarif finalement assez bon marché pour la prestation fournie. Ce n’est pas le cas d’un Pizza Pino où je suis en droit d’attendre, malgré mon plat hors « cœur de métier » dirons-nous de la carte, un plat en présentation comme en qualité d’un meilleur niveau que celui des franchises aux cuisines remplies d’étudiants sous-payés. Pour le coup, ce Cheeseburger je le trouvais surpayé, par rapport à un véritable Hamburger mangé quelques jours plus tôt autour de la place du marché Saint-Honoré, au tarif d’une pizza…
Champs-Elysées, fringale, nuit, Pizza Pino… vous tenez là le quarté perdant d’une course nocturne à oublier.

Informations pratiques :
Site officiel

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Categories: restaurant

Commentaires

  1. julie
    julie 25 octobre, 2010, 20:46

    Quel dommage que ça soit trop loin pour moi! Quoique j’ai prévu un petit week-end à Paris prochainement! Très chouette article en tout cas!

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