Souvenirs food de Thaïlande : Bangkok, une reine de la street-food

Revenant d’un récent séjour sur Bangkok, je ne peux résister à l’envie de partager mes expériences culinaires en Thaïlande. Certes, ce n’était pas le but (premier) de ce voyage, et cet article n’a pas pour vocation à être exhaustif. Mais la cuisine y est omniprésente, et pour qui aime bien humer et déguster des plats, ce pays est un eldorado sans fin, où une nouveauté se cache à chaque coin de rue. Voici ce que l’on est susceptible de rencontrer, suivez moi !

Fast-Food
Je parle bien ici du fast-food tel qu’on peut le concevoir : McDo & co. Je vais passer rapidement sur ce chapitre car je n’ai rien vu de bien intéressant. On peut noter que Starbuck s’impose sur Bangkok (et même Phuket) avec de nombreuses enseignes dans toute la ville. Mc Donald’s bien que présent n’est pas aussi implanté que chez nous. Ronald s’adapte à son pays hôte avec une carte spécifique et surtout une statue du célèbre clown faisant un salue très « thaï », les deux mains liées, à l’entrée de chaque boutique. Très franchement, je n’ai pas eu l’envie d’en savoir plus, il y avait bien d’autres choses à gouter. Autre chaine assez implantée, le très frenchy « Au bon pain », proposant café, thé et viennoiseries. Cependant pour avoir poussé la porte, l’envie n’était pas là. Le croissant s’y décline par exemple en version salée, mais on ne trouve pas un bon gros pain au chocolat bien gras, pas assez adapté au pays sans doute.

Cuisine de rue
Voila un autre mode de fast-food, bien plus intéressant, celui de la cuisine de rue ! Sorte de food-truck des temps anciens, ce type de restauration est ici un mode de vie. Il est présent de partout, aussi bien dans les quartiers où fleurissent des immeubles ultra-modernes que dans les zones où Bangkok ressemble à un village plus pittoresque. Dans tous les cas, de petits charriots proposent du matin au soir des plats à emporter et à déguster sur le pouce.

Dans nos appartements, la cuisine tient une place importante en tant que pièce à vivre. Ce n’est pas le cas en Thaïlande où cet espace est réduit. Les habitants se reportent donc sur la cuisine de rue pour leur déjeuner. Ainsi, si vous partez à l’heure où les les gens vont travailler, vous pourrez acheter à même la rue un repas à emporter dans un tupperware, couverts fournis. J’ai eu l’occasion de le faire avec un riz/poulet très réussi.

En journée, exit ces repas tout prêts. Cependant les échoppes sont toujours là pour vous ravitailler en cas de petites faims. Avec des températures de 30° (au mois de janvier, et oui c’était l’été là bas), les locaux et touristes peuvent par exemple repartir avec des fruits mixés, la mangue étant généralement à l’honneur. Pour ma part j’ai aussi craqué pour ce qui s’apparente à de petits blinis pour m’offrir une sorte de desserts sucrés (les desserts n’étant pas la force de la cuisine locale, en dehors du fameux riz/mangue), ainsi qu’à un pain aux allures crémeuses et garnis pour combler une petite faim. La garniture était sommaire, entre-autres avec des bouts de saucisses façon knacki (que l’on retrouve souvent dans ces plats « sur le pouce »), mais c’était bon et original, d’autant que le pain est également peu présent dans l’alimentation locale. C’était donc une bonne surprise !

Riz et nouilles sont très présents, entre autres dans le fameux PadThaï sur lequel je reviendrai au travers d’un article dédié prochainement. On dit souvent que ces recettes sont très épicés, mais en toute sincérité je n’ai jamais eu la bouche en feu. En général les restaurateurs pros ou amateurs savent que notre palais est plus délicat et demandent si on veut « spicy ». Ne parlant pas thaï (et l’anglais n’étant pas toujours la bonne solution), l’imitation d’un jauge avec mon pouce allant vers le bas a réussi à expliquer que non, je n’étais pas trop fan de cuisine épicée !

Je garde en mémoire deux repas très agréables. Le premier à proximité du Palais Royal où un femme derrière son stand à peine plus grand qu’elle avait installé quelques tables, et on pouvait y déguster des nouilles agrémentées de viande, très simplement au bord de la rue, à côté d’un policier et d’autres travailleurs locaux. Un autre repas était dans le quartier plus chic de Sukhumvit, où l’établissement était plus grand, mais en restant simple. « Im Chan » est à mi chemin entre le restaurant et la cuisine de rue. Les plats y sont différents, plus ou moins élaborés, mais locaux vraiment bons !

Il faut juste se méfier d’une choses : les horaires ! Les thailandais ont tendance à diner vers 18h, c’est donc l’instant où vous trouverez le plus grand choix de stand. Cependant Bangkok est une ville touristique et vous ne serez pas affamé en dépassant ce créneau horaire. Mais lors du premier soir, j’ai appris que 23h était un horaire très très très tardif, même dans un quartier populaire. Sur le même horaire, j’ai attrapé à la volée les deux derniers nems au Bambou disponibles dans Chinatown. Mais avec la petite sauce épicée servit en complément, ils étaient délicieux !

Food-court
Alors là, c’est LA découverte ! Presque une révélation. Celle-ci a eu lieu au centre commercial MBK, le plus grand de Bangkok. Au rez-de-chaussée se trouve le food court. Le concept est simple, vous prenez une carte magnétique que vous chargez de la somme désirée devant couvrir votre repas. La salle se présente comme une grande cantine centrale, avec plein de petits stands autour. Chaque stand est tenu par une personne différente proposant un plat spécifique : poulet, poisson, porc… Mais à la différence d’un Flunch où l’on va avoir uniquement des serveurs de plats préparés à l’avance, ici chaque met est fait sur place par un indépendant, que l’on paye à la commande avec notre carte pré-chargée. Le porc vapeur que j’ai pris est sans doute le meilleur que j’ai gouté jusqu’à présent. A la fin, on peut garder la carte pour un autre jour, ou se faire rembourser ce qu’il reste dessus. Et puis disons-le, le coût du plat est presque identique à un achat dans la rue, donc très bon marché.

Restaurants
Quand on en envie de s’attabler, rien de mieux que de pousser la porte d’un des nombreux restaurants de la ville. Il y en a de toutes sortes, du huppé au plus classique. La carte est souvent très fournies, même si ce nombreux plats sont des variations avec une base de riz ou de nouilles, puis de garniture. Les portions sont généralement copieuses et bonnes, avec parfois des surprises avec des recettes plus élaborés. Les prix vont aussi changer selon le standing et l’on pourra tout aussi bien diner pour l’équivalent de 3€ que de 30€ dans le même établissement. Les repas offrent également une certaine convivialité puisque l’on va commander plusieurs plats qui vont être posés à côté de nos assiettes. Ainsi chacun peut piocher et partager le repas.

C’est d’ailleurs dans les restaurants que vous risquez de manger le plus épicé. Certains établissements sont en effet un peu (trop) touristique, et des rabatteurs vont vous y diriger. Il y a alors une tendance à mettre plus de piment que nécessaire pour répondre à notre imaginaire de cuisine forte. Certes cela fait un souvenir, mais ce n’est pas le meilleur plan gustatif.

7 Eleven
Il serait dommage de ne pas parler également des supérettes de quartier « 7 Eleven ». Pour faire simple, il y en a presque autant que de marchants de rue. Vous en aurez toujours une à portée de vue (ou alors il suffit de tourner à la rue suivante). On y trouve tout ce qui peut être utile au quotidien, dont beaucoup de snacking ou de plats préparés basiques. C’est le royaume des nouilles déshydratées qui, façon Bolino, vous feront un petit plat tout chaud rapidement. On peut aussi acheter des barres céréales difficiles à dégoter chez nous à l’image de KitKat aux multiples saveurs.

Plus intéressant, même si ce n’est pas une généralité, de nombreux magasins de l’enseigne vendent des banh bao, ces petites brioches vapeurs chinoises toutes chaudes. Etant adepte de longue date de cet encas, j’ai été ravis d’en trouver ici, d’autant que ce n’est pas vraiment une spécialité thaïlandaise. Reste que l’on en trouvera facilement dans les 7 Eleven.

Les lieux à touristes
Et puis disons-le, de temps en temps, on a envie de retrouver nos habitudes occidentales. Certains établissements l’ont bien compris et s’embourgeoisent dans le style architecturale et dans le contenu de l’assiette. D’ailleurs en fouillant, on trouvera souvent des français à la gestion de ce type d’établissement !

 

Le Révolution Cocktail est de ce type. Conseillé par le Guide du Routard, il propose de siroter un cocktail tout en se laissant entrainer par une ambiance musicale moderne. Pour un cocktail acheté, un deuxième (identique) est offert en Happy Hour. Il est possible de commander des amuses bouches. C’est sympa, propre…peut-être un peu trop, avec des cocktails manquant de saveur. Bien pour mettre en pause Bangkok et se croire un temps à un bistrot tendance parisien, mais sans plus. C’est de toutes façons l’inconvénient du Routard qui donne de bons conseils, mais les établissements inscrits le savent et en profitent, en augmentant un peu les prix et en baissant surement la qualité. Jusqu’à la prochaine édition du guide (qui s’avère cependant fort utile entre les bonnes mains, que je salue ;-) )…

Phuket a aussi donné l’occasion de consommer ce type de plats taillés pour les européens. On va oublier les plages de cette île, où les établissements sont globalement sans grand intérêt. Je retiendrai juste un poisson bien cuisiné, et frais. Le même établissement disait cependant cuisiner aussi du surgelé. Non, retournons à Phuket Town, éloigné des plages mais pas inintéressant. Ici une pause a été faite dans un bar qui tente clairement de satisfaire un public européens aussi bien dans les réalisation des plats que par la présentation. Ainsi j’ai pris au petit déjeuner une sorte de crêpe fourrée à la mangue, avec jus de mangue et café. Clairement la présentation n’a rien de traditionnelle. L’idée était cependant originale, et le café très bon. La recette n’était cependant pas parfaite, et la mangue loin d’être la meilleure. Mais l’intention était là, et le résultat correct. Cependant il ne faudrait pas que toute la cuisine locale prenne cette direction au risque de perdre de son charme et de son attrait.

J’en veux encore !
Clairement, en plus d’être une ville passionnante au rythme fou, Bangkok offre une cuisine que j’ai à peine touché du doigt. J’y retournerai, il y a de la frustration à combler, des connaissances à approfondir ! Yummy tout ça !

Liens utiles :
Thaïlande sur le Guide u Routard en ligne
7 Eleven sur Wikipedia
Une vidéo du MBK Food Court
Im Chan sur Facebook
Office National du Tourisme de Thaïlande

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Commentaires

  1. Livéa
    Livéa 16 avril, 2018, 18:02

    Aaaah la cuisine de rue… J’en raffole et j’aime surtout l’idée qu’ils cuisinent sous nos yeux et qu’ils nous laissent choisir nous-même les ingrédients. Mais avec le problème de la langue, j’ai fait l’erreur de commander un plat très piquant. Ouffffff.

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